Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 15:36

je suis au regret de vous informer que j'ai pris, cette semaine, la décision de mettre ce blog entre parenthèses, et ce pour une période qui n'est pas déterminée.


La raison ? Un peu de lassitude, très certainement. Bien sûr, l'envie reste, celle de vous faire partager mes coups de coeur et mes coups de gueule, mais , je le reconnais, j'avais espéré davantage de participation, de réactivité, de commentaires... Peut-être que je pêche par naïveté, après tout, mais j'ai parfois l'impression d'écrire dans le désert, ça use à la longue.

 

Alors, je vais me reconcentrer un peu sur mon écriture (elle en a bien besoin) et sur mon prochain roman (qui en bien besoin lui aussi)... s'il sort un jour !

 

Si l'envie revient, promis, juré, vous en serez les premiers informés;

 

Bon été, bonnes lectures et bonne route

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : Humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 07:31

clarence-clemons-and-springsteen-are-born-to-run.jpegApprendre, le jour de la fête de la musique, que Clarence Clemons, le saxo de Bruce Springsteen, s'est éteint, c'est le genre de clin d'oeil à la c... dont on se passerait bien.

 

Après 40 ans de complicité avec le Boss, le grand Clarence, le gigantesque Clarence, a cassé sa pipe à 69 ans, victime de complications post-opératoires.

 

Même si Springsteen a effectué une (petite) partie de sa carrière en solo, le nom du E Street Band et de Clarence Clemons reste attaché à la carrière du Boss.

 

Si j'ai découvert Springsteen au lycée, en 1980, avec "The River", ce n'est que quelque temps après que j'ai acheté "Born to run", son 3e album, qui date de 1975.

Ce n'était certainement pas gagné d'avance, l'idée d'jouter un sax à un groupe de rock. Cependant, le grand Clarence aura transformé l'essai tout au long de sa carrière, portant littéralement certains morceaux sur son dos, tels que  "Born to Run", "Thunder Road" et "Badlands", et surtout le cultissime "Jungleland" qui clôt l'album "Born to Run". Écoutez plutôt , ça vaut tous les dicours...

 

 

Avec la disparition de Clemons, c'est encore un petit morceau de l'adolescence qui se décolle, comme une vieille tappisserie. Fait ch..

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : Humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 09:23

l'épervierCe soir, c'est même pas la peine !

Pas la peine de passer à la maison, de me téléphoner, de m'envoyer un mail ou un texto, je ne répondrai pas...

Ce soir, je m'installe devant  ma télé, j'appuie sur le bouton "3" de la la télécommande et je pars en voyage.

France 3 diffuse les deux premiers épisodes de  "L'épervier", l'adaptation de la r bande dessinée du dessinateur brestois Patrice Pellerin. Six épisodes de 52 minutes de plaisir...

"L'Epervier" fait partie de mes (rares) références en matière de BD. Peut-être pas aussi bon que "Barbe-rouge", auquel ll semble d'ailleurs avoir emprunté quelques références (!), mais C'est très bien construit, très bien documenté, les 7 albums (on parle d'une 8eme ?) se dévorent les uns à la suite des autres...


Quelques mots de présentation..

Pirate gracié par le Roi, Yann De Kermeur, plus connu sous le nom de L’Epervier, est de retour chez lui après de longues années en mer. L’accueil en Bretagne n'est pas à la hauteur de ce qu'il attendait et il se retouve d'entrée obligé de prouver son iocence. Ce meurtre, il ne l' a pas commis. Et dire qu'Agnès, son amour de jeunesse, ne l'a pas attendu...

 

La distribution est à la hauteur de l'événement avec Aurélien Wiik (Yann de Kermeur), Fanny Valette (Agnès), Lou Doillon (Marion), Martin Lamotte (Marquis de La Motte), Grégoire Colin (Cha-Ka), Thibault de Montalembert (Hervé de Villeneuve).

 

Enfin, petit clin d'oeil à l'histoire cinématographique, une partir de la série à été tournée au Fort-La-Latte. Mais si, vous savez, là  où Kirk Douglas et Tony Curtis se battaient dans "Les Vikings" en 1957, là où Philippe Noiret, dans les dernières scènes de "Chouans" se sacrifie pour sauver ses enfants...

Bon, ben, que vous dire de plus, sinon... bonne soirée !

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A voir
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 08:31

alger-la-noire.jpg Il y avait au moins trois bonnes raisons que je  mette le nez dans « Alger la noire » (2006).
1) j’adore le polar
2) j’adore l’histoire politique
3) je suis passionné par la Guerre d’Algérie.
Alors, imaginez mon bonheur de mettre la main sur une histoire qui mêle l’ensemble.


Nous sommes en 1962, la guerre d’Algérie tire à sa fin. L’Algérie Française est perdue, récupérer trahie par la « Grande Zohra » (Je ne connaissais pas ce surnom du Grand Charles) Les Algériens vont (enfin !) récupérer leur terre, les pieds-noirs n’ont plus beaucoup d’alternatives  : entre la valise et le cercueil, le FLN et l’OAS, leur monde s’écroule et leur vie bascule dans l’horreur et la violence.


Au milieu de ce chaos, Paco Martinez, inspecteur de police, se refuse rageusement à prendre parti. Ni barbouze, ni OAS, il s’obstine à enquêter sur l’assassinat d’un couple de jeunes gens, une blanche et un arabe, dans des circonstances étranges. Une enquête difficile, presque dérisoire au milieu de tous ces cadavres qui s’amoncellent de part et d’autre  Mais Martinez, qui navigue à vue entre l’amour des deux femmes de sa vie, Irène sa maîtresse et sa grand-mère, ulcéré par l’assassinat de Choukroun, son collègue et son meilleur ami, a un gros défaut : il est têtu, très têtu…
 Attia mélange avec beaucoup de subtilité la grande Histoire et celle de ses personnages. Ses personnages, notamment celui de Martinez, tout en finesse et en sensibilité, est campé de façon remarquable.
Sur le plan de la technique d’écriture, l’idée de faire parler à tour de rôle ses quatre personnages principaux à la première personne du singulier, est vraiment originale et donne un autre éclairage, une autre épaisseur au récit. Rapide, nerveux, incisif, tendre, violent et désespéré tout à la fois, on ne s’ennuie pas une seule seconde et ces 384 pages se dévorent.


Enfin, last but not least, la qualité du livre, en tant qu’objet. « Alger la noire » est édité chez Actes Sud, dans la collection « Babel noir », une belle couverture, un papier épais que l’a envie de caresser du bout des doigts, c’est un vrai bonheur de le tenir en mains.
Mais, cela, les partisans du livre numérique ne le comprendront jamais.


A noter qu’une suite, qui porte le nom de « Pointe rouge » a été publiée en 2007. j'en salive à l'avance...

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A lire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 12:41

51csIczZ5wL._SL500_AA300_.jpg Le dernier roman (achevé) de Thierry Jonquet, auteur majeur s'il en est, a été publié en 2006, soit trois ans avant sa mort.

L’univers ? Le 93, la banlieue, dans tout ce qu’elle a de plus caricatural, désespéré.

Le titre « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » a été emprunté à un texte de Victor Hugo , mais ce passage, rédigé en 1871, a rarement semblé aussi actuel.

Plutôt que d’un roman, il s’agit plutôt d’une sorte de chronique, où les personnages se croisent, se recroisent.

Adrien Rochard, Un jeune gothique déjanté et fasciné par l’anatomie, Anna Doblinsky, qui sort à peine de l’IUFM, et qui découvre le métier au collège Pierre-de-Ronsard à Certigny. Lakdar Abdane, un jeune beur particulièrement doué, privé de l’usage de sa main droite à cause d’une erreur médicale, les frères Lakdaoui, truans notoires, qui peinent à conserver leurs influences et leur territoire...

HLM, zone industrielle, trafics de drogue, bagarres entre bandes rivales et influence grandissante des islamistes. Ajoutez-y la violence quotidienne, physique ou verbale, la montée de l’antisémitisme, l’illettrisme, l’abandon des valeurs morales, l'abrutissement par la télé réalité, le radicalisme religieux et l’abêtissement qui va avec, le désespoir…

Rarement roman n’a été aussi noir, dérangeant. Et le pire, c’est que Jonquet, même si on peut regretter l’usage de certains clichés par moment, est probablement dans le vrai.

A lire…et à méditer…

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A lire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés