Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 19:17

baudelaire.jpg Ken Bruen, je suis fan depuis plusieurs années.Je dirais même que, avec John Harvey, Peter Robinson , Douglas Kennedy ou autres Robert Crais, c'est un de ceux dont je collectionne tout ce qui sort avec un plaisir fiévreux...

Mais, être fan, cela ne signifie pas forcément que l'on cautionne tout.

 

Et là, j'avoue, avec "En effeuillant Baudelaire", je reste sur ma faim.

 

L'histoire démarre pourtant bien. 

Mike, comptable de son état, ressemble à des tas d'autres comptables, une personnalité totalement anonyme, passe partout. Il se laisse tenter par le mon de la nuit et , au détour d'un comptoire, tombe éperduement amoureux de la belle Laura. Mais, derrière la jeune femme, il y a  les parents et Mike s'aperçoit, un peu tard, que ce sont des gens très riches, très manipulateurs.Bonjour les embrouilles !

 

Bruen reprend les recettes qui lui ont réussi jusque là : alcool, violence, sexe, désespoir, un style dépouillé, énormément de dialogues. C'est direct, percutant, ponctué de nombreuses (trop ?) citations littéraires.

 

Mais, là, la mayonnaise ne prend pas. La forme, si particulière il est vrai, prend le pas sur le fond et force est de constarer qu'il ne se passe pas grand-chose. 216 pages ( en incluant les nombreuses pages) qui se lisent un peu trop vite.
Attention à ne pas tirer trop sur la ficelle...

 

Ken Bruen est nettement plus à l'aiseavec ses autres héros récurrents : “Jack Taylor” et “Robert & Brant”. Alors, histoire de ne pas se quitter fâché, précipitez-vous sur ses deux meilleurs romans, "Delirium Tremens" et " Toxic Blues", et là, croyez-moi, vous ne serez pas déçus !!!

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A lire
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 19:34

1103normandiechauffourparis-016.jpgJe n'avais jamais mis les pieds au salon du livre de Paris et, cette année, je me suis dit que c'est une négligence qu'il serait bon de réparer.

C'est vrai, en règle générale,  je ne raffole pas des espaces de vente démesurés, je me sens plus à mon aise dans des salons plus petits, thématiques de préférence.

Et pourtant...

Et pourtant, j'ai adoré cette ambiance, ce monde fou qui se presse dans les allées, le plus souvent avec une liste ou un carnet à la main. D'autres, encore mieux organisés, étaient venus avec leurs caddies. Curieux, passionnés, officionados, sacré spectacle en vérité !

Pour tous les grincheux qui se plaignent que les jeunes ne lisent plus, il fallait voir tous ces ados qui se bousculaient au rayon des mangas, c'était impressionnant !

 

Pour moi, c'était un jour un peu particulier. C'était la première fois que "Souviens-toi que tu vas mourir" , mon petit dernier se retrouvait exposé en public. Présenter son livre, parler de ce qui vous a guidé au moment de l'écriture, on se demande toujours comment son livre va être acueilli. Cela pourrait être à chaque fois la même chose et pourtant à chaque fois, c'est différent... Bref, que du plaisir et déjà envie d'y retourner...

 

Légende photo (de gche à dte)  : Hervé Bourhis,Claude Dayan, Michel Dozsa, mes collègues de chez Astoure, Pascale et Eric Rondel, mes éditeurs préférés.

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : Divers
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 13:28

mendes.jpg

Quand le service public régale !

 

France 2 nous offre ce soir une soirée une soirée particulière, consacrée à Pierre Mendes-France, l'un des principaux, (sinon le principal) hommes politiques français  de la seconde moitié du XXe siècle. Président du Conseil à deux reprises sous la IVeme république, il réussit en quelques semaines à signer la paix en Indochine, et sera également à l'origine de l’autonomie en Tunisie et au Maroc...

Une référence en matière d'intégrité, Il sera longtemps la conscience politique de gauche, tout en étant reconnu et apprécié par le camp d'en face. A la différence de certains autres, Mendès privilégiera toujours l'idée au détriment de sa carrière politique.

 

Quand on voit le niveau du débat politique actuel, on a l'impression de ne plus vivre sur la même planète, mais passons…


Le film de ce soir, une du livre de Jean-Denis Bredin, « Un tribunal au garde-à-vous », parle d'un autre aspect de son parcours, à savoir son procès quand il fut accusé de désertion par la justice de Vichy parce qu’il avait embarqué, le 21 juin 1940, à bord du « Massilia », persuadé comme d'autres qu'il fallait poursuivre le combat en Afrique du Nord. Le 9 mai 1941, le tribunal militaire de Clermont-Ferrand juge et condamne Pierre Mendès France à six ans de prison au terme d’un procès, dont on imagine l'objectivité.

On suivra également  avec intérêt la prestation de Bruno Solo dans le rôle de PMF.A noter que le film sera suivi de la diffusion de « Juin 1940, le piège du Massilia », un documentaire de Virginie Linhart.

Pour ceux qui hésitent encore, Ouest-France s'est fendu d'une commentaire pour le moins dithyrambique : " Il y a des soirs où l'on est content de payer sa redevance ". Rien que ça !!!

 

Plus sérieusement, à une époque où qui vous savez caracole dans les sondages, certains rappels historiques ne sont pas forcément inutiles. A ce sujet, Didier Daeninckx a écrit une phrase, hélas toujours d'actualité : "En oubliant le passé, on se condamne à le revivre".  

A méditer, par 24% de la population française, mais aussi par les autres…

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A voir
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 11:19

ville.jpgA Lyon, visiblement, on  a le sens de la méthode et de l'organisation  :))

 

Certes, vous me direz, leur conception du tri sélectif est un peu particulière et je ne vous donnerai pas tort.

 

Cela dit, vous avez un belle-mère un peu pénible, une tante à héritage, un voisin handicapé qui fait du bruit avec sa p... de chaise roulante.

Un petit coup de fil et hop, on vient prendre le colis à domicile, c'est chouette, non ?

 

Ce concept d'une genre un peu nouveau ( quoique, on pourrait relever quelques fâcheux précédents historiques...) pourrait donner des idées à certains. Imaginez notre nouveau Ministre de l'Intérieur étendant le truc aux sans-papiers, aux immigrés, aux fonctionnaires, enfin à tous ceux que la blondasse du FN accuse de tous nos maux.

 

Heureusement qu'on vit une période paisible et harmonieuse , où personne ne songerait à dresser les Français les unes contre les autres, sinon, imaginez un peu le bazar...

 

Plus sérieusement, on dira ce qu'on voudra, mais la communication reste un art subtil et certains raccourcis peuvent s'avérer fâcheux.

 

 

 

 

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : Humour
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 16:24

coeurs-solitaires.jpg John Harvey est un des auteurs que j'apprécie le plus en ce moment et ce pour des tas de raisons.

Il possède cette (trop rare) aptitude à exprimer, voire à suggérer des personnes assez complexes, des sentiments nuancés, des ambiances plutôt désenchantées avec un phrasé assez simple.

Un excercice qui est loin d'être évident...

 

J'ai déjà eu beaucoup de plaisir à lire "Eau dormante", mais surtout " De chair et de sang" et " De cendre et d'os" , puis je me suis dit que ce serait peut-être plus cohérent de commencer par le commencement, à savoir  "Coeur solitaires" , la première enquête de  l'inspecteur Charles Resnik.

Si certains premiers romans laissent une impression de trop peu, de mal fagoté, de style restant à peaufiner, rien de tel avec "Coeur solitaires". Tout semble déjà bien en place, notamment le personnage principal.

Resnik, d'origine polonaise, pas forcément situé sur le bon côté de la quarantaine, ne s'est pas franchement bien remis de son divorce. Il vit seul à Nottingham, un peu sauvage, entouré de ses disques de jazz et ses chats, dont les noms sonnent comme un hommage à  ses musiciens préférés (Dizzy, Miles, Pepper et Bud).

Il n'a rien d'une justicier solitaire, Resnick, il se réalise pleinement dans le travail d'équipe et les rares mots qu'il distille à ses coéquipiers aide progressivement à se faire une idée sur la complexité du personnage. Il me fait d'ailleurs beaucoup penser  à l'Inspecteur Kurt Wallander, le personnage-fétiche de  Henning Mankell.

 

Dans cette histoire, il est question d'une jeune femme, Shirley Peters, retrouvée morte dans son domicile en banlieue de Nottimgham. Les soupçons se portent très vite sur son ex-amant , violent et manipulateur. Mais d'autres crimes vont se produire et il devient vite évident qu'ils ont un lien entre eux : Toutes ces jeunes femmes recherchaient l'âme soeur...

 

Ne cherchez pas dans ces lignes un rythme tourbillonant, des rebondissements à chaque chapitre, vous seriez déçus. Mettez tranquillement vos pas de ceux de Charles Resnick, il vous emmènera plus loin que vous ne l'imaginez !

Par Bruno Ségalotti - Publié dans : A lire
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